Management des Organisations

Utilisez vos yeux, vos oreilles, votre cerveau droit et votre cerveau gauche pour progresser en management.

Les lois naturelles de l’enfant

https://www.celinealvarez.org/

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Engagement

Feed Back immédiat

Consolidation (répétition)

Plasticité – pour le meilleur ou pour le pire.

Nous possédons un fonctionnement cérébral exceptionnel, mais aussi puissant que soit ce mécanisme plastique, il est conditionné par l’environnement extérieur

La première période de la vie est donc en cela à la fois une période de grande opportunité et de grande vulnérabilité. Chaque expérience compte : positive ou négative. Face à cela, un impératif social émerge : nous, adultes, avons la responsabilité de fournir à l’être humain qui vient de naître les conditions qui lui offrent le meilleur, et qui lui évitent le pire.

Plasticité cérébrale : 4 règles d’or

Puisque le cerveau ne conserve que les connexions les plus fréquemment utilisées, par conséquent, ce sont les expériences quotidiennes de l’enfant qui s’encodent et structurent directement l’architecture de son cerveau

#1 Exemplaire tu seras.

Commençons donc par là : que l’on soit parent ou enseignant, accompagner un enfant exige une présence à soi, une observation consciente de nos propres gestes et attitudes. Si nous souhaitons voir l’enfant s’exprimer joliment et avec aisance, avoir des gestes délicats et harmonieux, ou faire preuve d’empathie, il n’y a pas 36 solutions : la première des choses à faire est de le faire soi-même.

#2 La démonstration tu feras.

Incarner soi-même les attitudes ou les gestes à transmettre à l’enfant est un excellent début, mais ce n’est pas suffisant : il faudra également les lui montrer explicitement.

#3 La démonstration, plusieurs fois, tu feras.

Et le lâcher prise tu pratiqueras.

Car, nous venons de le dire et il est toujours bon de le répéter : la transmission, immédiate ne sera pas. Il faudra du temps, de la fréquence et de la pratique pour que les circuits cérébraux nouvellement créés se renforcent et transforment des comportements observés en acquis solides

#4 Le mélange des âges tu vénéreras.

All you need is love

Il nous suffit de le soutenir dans son exploration du monde en étant présent à la relation.

En effet, cette présence attentive est fondamentale. L’être humain est un être éminemment social, son cerveau a besoin de l’amour de l’autre pour se développer correctement. Parce qu’il se sent exister dans notre regard, parce qu’il est câliné, parce qu’il est aimé ; le cerveau de cet embryon social mature et développe ses pleins potentiels.

Bien que programmés pour apprendre, nous nous retrouvons malgré tout avec des carences cognitives si notre condition d’être social n’est pas respectée.

La reliance sociale est la clé de voute de la construction de notre intelligence : c’est une des lois de la vie qu’il nous faut maintenant connaître et respecter.

Les fonctions exécutives, 3 compétences clés.

Voici un autre grand pilier de la formation de l’intelligence : le développement des fonctions exécutives. Les fonctions exécutives sont essentielles, ce sont les compétences cognitives qui nous permettent d’agir de façon organisée pour atteindre nos objectifs. Les experts en relèvent trois principales : la mémoire de travail, le contrôle inhibiteur et la flexibilité cognitive.

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En effet, lorsque nous souhaitons faire quelque chose, qu’il s’agisse de résoudre un exercice de mathématiques, de faire une déclaration d’amour, d’apprendre à jouer du piano ou d’apprendre un pas de danse ; nous avons besoin de trois compétences dites exécutives : il nous faut une bonne mémoire de travail, qui nous permette de garder en mémoire des informations et de les organiser ; un bon contrôle inhibiteur, qui nous permette d’inhiber les distractions pour rester concentré, de contrôler nos impulsions, nos émotions, ou les gestes inappropriés ; et enfin, nous avons besoin de flexibilité cognitive, pour être créatif et ajuster nos stratégies en cas d’erreurs.

De nombreuses études indiquent que lorsque nous possédons des fonctions exécutives bien développées, c’est à dire que nous possédons une bonne mémoire de travail, un bon contrôle inhibiteur et une bonne flexibilité, nos chances de réussite et d’épanouissement sont plus assurées qu’avec un QI élevé.

Une étude, connue sous le nom de The Marschmallow Test a été conduite dans les années 60 par le psychologue Walter Mischel de l’université de Stanford. Elle visait à mesurer le lien entre le développement de l’une de ces fonctions exécutives – le contrôle inhibiteur – et la réussite à l’âge adulte. Pour mesurer cela, Walter Mischel testa 500 enfants de 4 ans qu’il suivit pendant près de 30 ans. Le test consistait à placer un Chamallow devant chaque enfant, puis à le laisser seul, assis devant le Chamallow, une quinzaine minutes. Le psychologue expliquait à l’enfant: “Si tu ne manges pas le Chamallow pendant mon absence, tu en auras un de plus à mon retour.”

Tous les enfants n’ont pas fait preuve de la même patience, et ceux qui ont réussi à attendre n’avaient pas forcément les QI les plus elevés. Les enfants qui avaient pu se contrôler et attendre à 4 ans, avaient plus d’amis à l’adolescence que les autres, géraient mieux leur stress, avaient une meilleure estime d’eux-mêmes, s’exprimaient mieux, entraient dans de meilleures universités et, à l’âge adulte, ils avaient des emplois plus satisfaisants – même avec un QI plus bas. Enfin, ils avaient nettement moins de problèmes d’alcool ou de drogue à l’âge de 32 ans, et étaient en meilleure santé, que ceux qui – à 4 ans – n’avaient pas su résister à la tentation du Chamallow. 

 

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Cette entrée a été publiée le 1 septembre 2016 par dans Apprendre à apprendre, et est taguée .