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Les lycéens absents remplacés par un robot

Source http://www.leparisien.fr/

Avec un lycée de Saint-Etienne (Loire), un autre de Bourg-en-Bresse (Ain), le lycée de la Martinière Monplaisir de Lyon (Rhône) s’est lancé dans une expérimentation unique en Europe qui a été présentée ce mardi : l’arrivée d’un robot-lycéen pour venir en aide aux élèves malades et absents.

Son principal intérêt ? Éviter à l’absent de rater des cours.
Devant son ordinateur, le malade suit par l’intermédiaire du robot QB tout ce qui se passe dans la salle de classe, avec la possibilité d’intervenir, d’interroger, d’échanger, de participer en direct au cours ou au TD. Dans la classe, le robot qui incarne le lycéen écoute, pose des questions, fait répéter, se déplace tout seul pour observer. Il est connecté au wifi, bénéficie d’un système de stabilisation gyroscopique qui lui permet de se mouvoir aisément. « Il est très simple à diriger, on suit très bien le cours » s’enthousiasme Raphaël, 17 ans qui joue à l’élève malade, « c’est nouveau et très excitant ».
Un intérêt social

« C’est comme si c’était vraiment Raphaël, on sait qui c’est lui qui est derrière », assure Romainqui lui, est dans la salle de classe avec son copain-robot à ses côtés. Il est persuadé que ce système « peut éviter de décrocher ». « L’année dernière, un élève a dû redoubler car il est resté deux mois absent à cause d’une mononucléose », rapporte-il, « avec le robot il aurait certainement pu suivre son année scolaire normalement ».

Mais l’intérêt du robot-lycéen est également social, car par son intermédiaire, l’absent participe à toute la vie du lycée. Le robot, qui ne pèse que 15 kg peut facilement se transporter et assiste non seulement aux cours, mais aussi à la récréation, au repas à la cantine, au match de basket dans le gymnase…

Jean-Jack Queyranne (PS) le président de Rhône-Alpes s’est lancé dans cette expérimentation dans un but pédagogique, mais aussi économique. Avec l’idée de doper les déboucher les 300 entreprises du secteur de la robotique installées sur son territoire.

«Sa présence dans la classe est déjà banalisée »
Bruno Bonnell, le patron lyonnais de Awabot qui commercialise ce robot de fabrication américaine mais muni d’un logiciel français, fait le pari de l’explosion rapide du marché de la téléprésence, dans les domaines de l’éduction, de la santé et des personnes âgées. « Nous sommes en train de mettre un point un robot-élève de nouvelle génération entièrement français » confie-t-il, « celui-ci est actuellement commercialisé 15 000 euros, quand il descendra à 1 000 euros, il sera à la portée du grand public».

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Cette entrée a été publiée le 22 janvier 2014 par dans Etablissements Publics Administratifs EPA.