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Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, l’assure : 2014 ne sera pas l’année où Peugeot passera sous pavillon chinois.

Source http://www.rtl.fr/

« PSA restera français ». Arnaud Montebourg l’a assuré au micro de RTL : le groupe automobile français ne passera pas sous pavillon chinois, alors que le conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën devait se pencher sur une augmentation de capital dans laquelle une participation de l’État et du chinois Dongfen était attendue.

Le ministre du Redressement productif s’est montré affirmatif. « Si la question est : « Est-ce que vous suivez ce dossier ? Est-ce que vous êtes attentif ? Est-ce que vous êtes allés en Chine en parler avec le gouvernement chinois ? Est-ce que vous avez rencontrés les dirigeants de Dongfen ? » À toutes ces questions, je réponds oui », a indiqué Arnaud Montebourg, invité du « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI« .

« Et si vous posez une ultime question : « Est-ce que PSA restera français ? » Je réponds « PSA restera français », a poursuivi le ministre.

Après l’intervention d’Arnaud Montebourg sur RTL, on a appris dans la soirée que le conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën avait validé dimanche soir le principe d’un renflouement par l’Etat français et le chinois Dongfeng via une augmentation de capital de 3 milliards d’euros, destinée à aider le constructeur automobile à sortir de l’ornière. Les modalités précises de l’augmentation de capital n’ont en revanche pas été arrêtées, selon une source de l’AFP.

http://www.lefigaro.fr/

L’État et Dongfeng sur le point d’entrer au capital de PSA

Le conseil de surveillance aurait validé dimanche les scénarios d’une augmentation de capital de trois milliards d’euros. Les modalités de cette opération financière ne seraient pas encore arrêtées.

Pression maximale sur les épaules des administrateurs de PSA Peugeot Citroën, qui se sont longuement réunis dimanche en fin de journée. Car les enjeux montent à mesure que l’on s’approche du dénouement, c’est-à-dire du déclenchement d’une augmentation de capital de l’ordre de 3 milliards d’euros. Une opération qu’aurait validée dimanche soir le conseil de surveillance de PSA, selon des sources proches du dossier. Les modalités ne seraient pas encore arrêtées mais cela signifie d’ores et déjà que les membres du conseil auraient rejeté l’idée d’une augmentation de capital effectuée uniquement sur les marchés, sans part réservée à Dongfeng et à l’État. Un scénario («A’») qui avait la faveur du président du conseil de surveillance, Thierry Peugeot.

L’autre option, «A »» (A seconde), est en deux temps: une augmentation de capital réservée, de près de 1,1 milliard, souscrite à parité par l’État et Dongfeng, suivie d’une opération de marché, à laquelle ils souscriraient en partie avec les droits acquis pendant la première phase. Il en coûterait jusqu’à près de 800 millions à Bercy et au groupe chinois, et jusqu’à 120 millions à la famille, pour qu’in fine chacun détienne 14 % de PSA. «On pourrait appeler ça le Lion à trois têtes», ironise un observateur en référence au logo de Peugeot.

Quatre conditions

«A’, c’est l’option Thierry Peugeot (président du conseil de surveillance). A », c’est le schéma qui réunit le plus de suffrages, dont ceux de l’État et de Robert Peugeot (qui préside le holding familial FFP)», résume un proche du dossier. «Thierry Peugeot ne défend pas le premier schéma à tout prix.Mais il refuse que l’on s’enferme dès maintenant dans un seul scénario», fait valoir une autre source. Ce qui suppose que le président du conseil convainque, jusque dans les rangs de sa propre famille, qui détient aujourd’hui 25 % du capital, et 38 % des droits de vote.

D’un schéma à l’autre, ce ne sont évidemment pas seulement les curseurs financiers qui changent. Ce sont les clefs de PSA qui changent de mains. Si dans le premier, la famille conserve un rôle prépondérant, dans le second, elle devra l’abandonner. La pression qui s’exerce sur elle, et tout particulièrement sur Thierry Peugeot, est au maximum.

À preuve, le déplacement, vendredi et samedi, de David Azéma, le patron de l’Agence des participations de l’État, en Chine. Selon nos informations, Bercy et Dongfeng auraient validé un accord sur quatre points, «accepté par le management de PSA», précise un proche du dossier. Des conditions transmises ensuite par Dongfeng, et qui s’inscrivent dans le cadre du seul schéma «A »»: parité des participations des trois grands acteurs, plafonnement de la participation des Peugeot, suppression des droits de vote double (dont bénéficie la famille aujourd’hui), et nomination d’un président du conseil indépendant. Ce qui fait dire à un observateur que les partisans du plan A » «essaient de passer en force».

À tout le moins Bercy a-t-il décidé de passer à la vitesse supérieure. Mardi, pendant sa conférence de presse, François Hollande avait indiqué qu’à ce stade, «l’État n’avait pas été sollicité». Dans la foulée cependant, Pierre Moscovici rencontrait les représentants de la famille, tandis que David Azéma s’apprêtait à s’envoler pour la Chine.

La question de la gouvernance de PSA est donc posée. Qui sera président de PSA? Thierry Peugeot, qui fait valoir qu’il se bat «dans l’intérêt de l’entreprise» dont il veut préserver les marges de manœuvre pour l’avenir, garderait son poste dans la version «A’», mais pas dans l’autre schéma. Le nom de Louis Gallois revient avec insistance. Nommé au conseil fin 2012 pour «faire le lien avec l’État» quand celui-ci avait donné sa garantie aux emprunts de la filiale bancaire, il est pour les uns le «candidat idéal», pour les autres, «tout sauf indépendant de l’État».

Les débats portent aussi sur la direction de PSA. Fin novembre, le groupe a recruté Carlos Tavares, ex-numéro deux de ­Renault, pour succéder à Philippe ­Varin. Faut-il lui passer le flambeau dès le 19 février, à l’annonce des comptes du groupe? «Si PSA veut réaliser une augmentation de capital entièrement sur le marché, il a tout de suite besoin de Carlos Tavares pour séduire les investisseurs. Il faut accélérer le processus», fait valoir un proche du dossier. Philippe Varin est en ­revanche mieux placé pour boucler l’opération «A »» qu’il défendrait.

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