Management des Organisations

Utilisez vos yeux, vos oreilles, votre cerveau droit et votre cerveau gauche pour progresser en management.

Mory Ducros est en faillite, plus de 2 000 emplois menacés

Le Monde.fr | 22.11.2013 à 09h31 • Par Cédric Pietralunga

C’est la plus grosse faillite enregistrée depuis le début du quinquennat de François Hollande et l’une des plus importantes qu’ait jamais connue la France.

Numéro deux tricolore du transport de messagerie, Mory Ducros, qui emploie 5 200 personnes dans l’Hexagone, a annoncé, lors d’un comité d’entreprise (CE) extraordinaire vendredi 22 novembre, sa demande de mise en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Pontoise (Val-d’Oise) et la nomination d’un administrateur provisoire.

« Mory Ducros (…) évolue dans un secteur en crise, dont la situation s’est dégradée depuis le début de l’année, rendant plus difficile la mise en œuvre de son plan de redressement engagé depuis la reprise de Ducros en 2010 et de Mory en 2011″, a indiqué le transporteur dans un communiqué publié lors du CE.

Selon les comptes récemment déposés au greffe du tribunal de commerce, Mory Ducros, qui appartient à Arcole Industries, un fonds d’investissement spécialisé dans le retournement d’entreprises en difficulté, a perdu 79,5 millions d’euros lors de son dernier exercice, qui a duré seize mois et s’est achevé le 31 décembre 2012, pour un chiffre d’affaires de 765,5 millions d’euros.

Lire : Un transporteur en difficulté depuis plusieurs mois

« Grâce à cette procédure [de redressement], la réorganisation de l’entreprise annoncée depuis plusieurs mois pourra être conduite dans des conditions économiquement viables », assure-t-on à la direction de Mory Ducros, ajoutant que « des partenaires industriels et financiers ont déjà manifesté leur intérêt pour le projet ». Néanmoins, Arcole Industries ne voudrait pas céder l’entreprise et a annoncé son intention de prendre part à ce projet.

Aucune précision ne devait être apportée, pour le moment, sur les conséquences sociales de cette mise en redressement. « Ce sera à l’administrateur judiciaire de se prononcer », explique-t-on dans l’entourage de la direction.

Mais les syndicats de l’entreprise se montrent très pessimistes. « On craint entre 2 000 et 3 000 suppressions d’emploi« , a indiqué Fabian Tosolini, secrétaire national de la Fédération des transports de la CFDT, interrogé mercredi 20 novembre par l’AFP. Selon les syndicats, Mory Ducros ferait travailler, outre ses 5 200 salariés, quelque 2 000 personnes en sous-traitance.

« La période qui s’ouvre, avec le placement de Mory Ducros en redressement judiciaire, doit être mise à profit pour examiner les opportunités de poursuite d’activité préservant le plus grand nombre d’emplois possible », devait réagir le gouvernement dans un communiqué publié à l’issue du CE du transporteur de messagerie.

L’ÉTAT PRÊT À MOBILISER « LES MOYENS QUI SONT LES SIENS »

« L’Etat mobilisera les moyens qui sont les siens pour accompagner les projets de continuation d’activité ou de reprise et veillera à la mise en place d’un dispositif d’accompagnement dédié », devait-on également lire dans ce communiqué.

Le 13 novembre, Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, avait indiqué que Mory Ducros faisait partie des entreprises qui pourraient être aidées par le nouveau fonds de « résistance économique » du gouvernement, au même titre que FagorBrandt, Arc International ou Kem One.

Doté de 380 millions d’euros, ce fonds doit octroyer des prêts de « plusieurs dizaines de millions d’euros », à des taux inférieurs à ceux du marché, aux entreprises temporairement à court d’argent mais dont l’activité est rentable à moyen et long terme.

« Mory Ducros pourra profiter de ce fonds à la condition d’avoir un projet de reprise solide », indiquait-on dans l’entourage de M. Montebourg. A l’inverse, aucune prise de participation de la Banque publique d’investissement ne serait à l’étude, contrairement à ce que laissait entendre une rumeur.

Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault a lui assuré, vendredi, que le gouvernement était « très attentif » au dossier Mory Ducros. « Nous recherchons toutes les solutions, site par site, avec les partenaires sociaux bien évidemment », a-t-il déclaré.

L’entreprise n’en est pas à ses premières difficultés. Née de la fusion opérée en 2012 entre la société de messagerie Ducros Express (l’ex-DHL France) et le transporteur Mory, déjà mis en redressement judiciaire en 2011, Mory Ducros, qui fait rouler chaque jour quelque 4 500 semi-remorques et camionnettes, a vu le nombre de ses agences en France passer de 115 à 84 ces derniers mois. Les syndicats avaient déclenché un droit d’alerte fin 2012.

Lire aussi : Les liquidations d’entreprise atteignent des sommets en France

C’est la plus grosse faillite enregistrée depuis le début du quinquennat de François Hollande et l’une des plus importantes qu’ait jamais connue la France.

Numéro deux tricolore du transport de messagerie, Mory Ducros, qui emploie 5 200 personnes dans l’Hexagone, a annoncé, lors d’un comité d’entreprise (CE) extraordinaire vendredi 22 novembre, sa demande de mise en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Pontoise (Val-d’Oise) et la nomination d’un administrateur provisoire.

« Mory Ducros (…) évolue dans un secteur en crise, dont la situation s’est dégradée depuis le début de l’année, rendant plus difficile la mise en œuvre de son plan de redressement engagé depuis la reprise de Ducros en 2010 et de Mory en 2011″, a indiqué le transporteur dans un communiqué publié lors du CE.

Selon les comptes récemment déposés au greffe du tribunal de commerce, Mory Ducros, qui appartient à Arcole Industries, un fonds d’investissement spécialisé dans le retournement d’entreprises en difficulté, a perdu 79,5 millions d’euros lors de son dernier exercice, qui a duré seize mois et s’est achevé le 31 décembre 2012, pour un chiffre d’affaires de 765,5 millions d’euros.

Lire : Un transporteur en difficulté depuis plusieurs mois

« Grâce à cette procédure [de redressement], la réorganisation de l’entreprise annoncée depuis plusieurs mois pourra être conduite dans des conditions économiquement viables », assure-t-on à la direction de Mory Ducros, ajoutant que « des partenaires industriels et financiers ont déjà manifesté leur intérêt pour le projet ». Néanmoins, Arcole Industries ne voudrait pas céder l’entreprise et a annoncé son intention de prendre part à ce projet.

Aucune précision ne devait être apportée, pour le moment, sur les conséquences sociales de cette mise en redressement. « Ce sera à l’administrateur judiciaire de se prononcer », explique-t-on dans l’entourage de la direction.

Mais les syndicats de l’entreprise se montrent très pessimistes. « On craint entre 2 000 et 3 000 suppressions d’emploi« , a indiqué Fabian Tosolini, secrétaire national de la Fédération des transports de la CFDT, interrogé mercredi 20 novembre par l’AFP. Selon les syndicats, Mory Ducros ferait travailler, outre ses 5 200 salariés, quelque 2 000 personnes en sous-traitance.

« La période qui s’ouvre, avec le placement de Mory Ducros en redressement judiciaire, doit être mise à profit pour examiner les opportunités de poursuite d’activité préservant le plus grand nombre d’emplois possible », devait réagir le gouvernement dans un communiqué publié à l’issue du CE du transporteur de messagerie.

L’ÉTAT PRÊT À MOBILISER « LES MOYENS QUI SONT LES SIENS »

« L’Etat mobilisera les moyens qui sont les siens pour accompagner les projets de continuation d’activité ou de reprise et veillera à la mise en place d’un dispositif d’accompagnement dédié », devait-on également lire dans ce communiqué.

Le 13 novembre, Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, avait indiqué que Mory Ducros faisait partie des entreprises qui pourraient être aidées par le nouveau fonds de « résistance économique » du gouvernement, au même titre que FagorBrandt, Arc International ou Kem One.

Doté de 380 millions d’euros, ce fonds doit octroyer des prêts de « plusieurs dizaines de millions d’euros », à des taux inférieurs à ceux du marché, aux entreprises temporairement à court d’argent mais dont l’activité est rentable à moyen et long terme.

« Mory Ducros pourra profiter de ce fonds à la condition d’avoir un projet de reprise solide », indiquait-on dans l’entourage de M. Montebourg. A l’inverse, aucune prise de participation de la Banque publique d’investissement ne serait à l’étude, contrairement à ce que laissait entendre une rumeur.

Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault a lui assuré, vendredi, que le gouvernement était « très attentif » au dossier Mory Ducros. « Nous recherchons toutes les solutions, site par site, avec les partenaires sociaux bien évidemment », a-t-il déclaré.

L’entreprise n’en est pas à ses premières difficultés. Née de la fusion opérée en 2012 entre la société de messagerie Ducros Express (l’ex-DHL France) et le transporteur Mory, déjà mis en redressement judiciaire en 2011, Mory Ducros, qui fait rouler chaque jour quelque 4 500 semi-remorques et camionnettes, a vu le nombre de ses agences en France passer de 115 à 84 ces derniers mois. Les syndicats avaient déclenché un droit d’alerte fin 2012.

Lire aussi : Les liquidations d’entreprise atteignent des sommets en France

PlayArrow

Bonne affaire chez Atlas for men, La Parka, 39€90 seulement.

Abonnez-vous
à partir de 1 €
Réagir Classer

Partager google + linkedin pinterest

Vos réactions (73) Réagir

FRANCK ERNOULD 22/11/2013 – 16h53

La société a mal évolué : ça devrait revenir beaucoup plus cher de transporter par camion des tonnes de marchandises sur des milliers de kilomètres (d’où les « caravanes » de poids lourds ininterrompues sur l’A1 ou autres en semaine, c’est pas normal)… au profit du rail, par exemple. Souvent, les stocks sont « sur les routes », conséquence du « tout au dernier moment ». Si Ducros est en faillite, c’est qu’il n’a pas réussi à faire payer le juste prix du transport à ses clients. Trop de pression…

 

MICHEL BRUNET 22/11/2013 – 16h19

Je viens de faire Lyon-Fos sur Mer aller-retour hier, sur l’A7 que des camions formant une caravane quasi-continue: les transporteurs routiers ont tué le fret ferroviaire français et maintenant ils se mangent entre eux. L’ultra-libéralisme de ce secteur voulu par Bruxelles est ravageur et le point de vue écolo n’est pas le moindre.

 

sarah py 22/11/2013 – 14h44

… pour tenter de réconcilier … nous sommes dans la tempête et donc seuls les bons capitaines vont survivre , un peu grâce à leur talent , un peu par la chance de n’être pas au plus fort de sa violence . Réussir , c’est une alchimie complexe de l’intelligence et du hasard .; et les plus jeunes , les plus mobiles quittent la zone France , l’incertitude en réduit d’autant et les vents ailleurs y sont favorables voire porteurs , les bienheureux .

 

Du bon sens 22/11/2013 – 14h12

Je mesure comme les « réacteurs » sont désemparés car ils s’accrochent à de mauvaises analyses et causalités : la faute de Hollande, un problème de gestion de l’Etat, un problème de générosité sociale, un manque d’adaptation de l’économie française (vs. allemande !). Ils se focalisent sur le détail et ne voient pas que notre système économique occidental est dans l’ornière – pas une affaire de pays, de gouvernement, un « système » en proie à ses contradictions ! Vérité et réalité dures à admettre.

 

Arnaud. 22/11/2013 – 13h32

Mais ça sert à quoi alors que Montebourg il se décarcasse?

 

Lire la suite des réactions (73)

Réagissez

D’accord,
pas d’accord ?

Pour réagir, devenez abonné au Monde.fr à partir de 1 €

Abonnez-vous

Déjà abonné ?Adresse e-mail

Mot de passe

Rester connectéMot de passe oublié ?

Vidéo

Manifestation contre l'écotaxe, le 9 novembre, sur l'A55, à proximité de Châteauneuf-les-Martigues.
L’écotaxe restera suspendue déclare le ministre de l’écologie

Nous suivre

Retrouvez le meilleur de notre communauté FacebookTwitterGoogle+MobileRSS

Edition abonnés

Le journal daté du 23 novembre

Lire Le Monde sur Web, iPad / iPhone, Android: Abonnez-vous à partir de 1 €

Services

annonces à la une

Rechercher une offre d’emploi

Un mois de cours d'anglais gratuit

AGRANDIR