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France Télévisions : 361 postes visés par le plan de départ

Contrainte de se serrer la ceinture pour cause de restrictions budgétaires et de baisses des recettes publicitaires, France Télévision avait annoncé fin août un plan de départ volontaires. Cette réduction des effectifs se précise.

Présenté mardi 15 octobre en comité central d’entreprise, il sera ouvert entre la mi-février et le 30 juin.

Les modalités de l’opération doivent être présentées officiellement mardi 15 octobre à l’occasion d’un comité central d’entreprise. Mais déjà, certains détails ont commencé à fuiter.

On sait ainsi que l’entreprise publique a fixé à 361 le nombre de postes concernés par ce plan.  Un chiffre à replacer dans le contexte du vaste plan d’économie lancé dès 2012 par France Télévisions qui prévoyait de réduire à 9750 le nombre d’équivalents temps plein d’ici à 2015.

Fin 2012, l’entreprise en comptait 10.490 employés, dont 8500 permanents. En décembre 2015, l’effectif moyen sera en principe inférieur d’au moins 300 postes et passera sous la barre des 10.200.

Les prochains candidats au départ devront se faire connaître entre la mi-février et le 30 juin 2014, même s’ils ne quitteront réellement leur poste qu’entre mars et décembre 2015. Pour parvenir à l’objectif final des 9750 équivalents temps plein qu’il s’était fixé, le groupe audiovisuel public compte aussi sur une centaine de départs naturels (retraites…). Une réduction d’effectif que dénoncent déjà certains syndicats. «On dirait un plan social d’une entreprise menacée d’un redressement judiciaire», fustige Dominique Pradalié, la déléguée syndicale centrale du SNJ à France Télévisions.

87 postes chez France 3

Concrètement, les postes visés par le plan de départ volontaires concernent uniquement les contrats à durée indéterminée. Les emplois éligibles ont été déterminés par le critère du non-remplacement. Soit que le groupe a anticipé une baisse d’activité de certains secteurs. Soit qu’il fasse baisser de manière volontaire l’activité. Soit encore que les services visés puissent amortir la charge de travail supplémentaire.

Si les départs sont ventilés dans l’ensemble du groupe et doivent se faire uniquement sur la base du volontariat, reste que certains d’entre eux sont toutefois fléchés. Exemple: la vingtaine de poste du service de sous-titrage de la rédaction de France 2. «Les soi-disant volontaires sont en réalité montrés du doigt. Il ne manque plus que les noms !, s’emporte Dominique Pradalié. En outre, ce sont des économies en trompe-l’œil: confier cette mission à des entreprises privées, combien cela coûtera-t-il?», interroge-t-elle.

France 3 devrait perdre 87 postes. Les services de la direction sont également touchés par une diminution de 5 postes.

Lors de la conférence de rentrée fin août, Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions, avait rappelé que «les frais de personnel représentent plus du tiers de nos charges opérationnelles».

Bien moins qu’à Radio France, où ils pèsent à 60 % sur le coût de fonctionnement.

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